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jeudi 20 septembre 2012

fragment

“Mon hypothèse de travail était que toute mémoire un peu longue est plus structurée qu’il ne semble. Que des photos prises apparemment par hasard, des cartes postales choisies selon l’humeur du moment, à partir d’une certaine quantité commencent à dessiner un itinéraire, à cartographier le pays imaginaire qui s’étend au dedans de nous.”

[My working thesis was that every somewhat extensive memory is more structured than it seems -- that photos taken apparently at random, postcards chosen following momentary whims, begin given a certain accumulation to sketch an itinerary, to map the imaginary land that stretches out inside of us.]
in Immemory Chris Marker




lundi 27 avril 2009

Répétition des images

Parfois un texte se fait l'écho d'une sonorité enfouie...
"Je reviens ici : ce monde d’action arrêtée que le spectateur déroule en lui comme du temps; cet instant qui subsiste par les traces d’instants antérieurs et successifs n’est pas une chose de roman, il appartient à tel sujet qui cherche la répétition des images ou en elles cette particularité qui n’accomplit pas d’action dans l’image".

J-L Schefer. Du monde et du mouvement des images

lundi 29 décembre 2008

L'excès d'images ?

Si l’horreur est banalisée, ce n’est pas par ce que nous en voyons trop d’images. Nous ne voyons pas trop de corps souffrants sur l’écran. Mais nous voyons trop de corps sans nom, trop de corps incapables de nous renvoyer le regard que nous leur adressons, de corps qui sont objet de parole sans avoir eux-mêmes la parole. Le système de l’information ne fonctionne pas par l’excès des images, il fonctionne en sélectionnant les êtres parlants et raisonnants, capables de “décrypter” le flot de l’information qui concerne les multitudes anonymes. La politique propre à ces images consiste à nous enseigner que n’importe qui n’est pas capable de voir et de parler.

“Le spectateur émancipé”. Jacques Rancière. La fabrique éditions