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jeudi 4 janvier 2018
mardi 7 novembre 2017
Contribution "REVUE&CORRIGÉE"
Contribution "REVUE&CORRIGÉE"
Surface écrite des pratiques sonores expérimentales
Carte Blanche Combes&Renaud 2017
Contribution Couverture et Portfolio
Publication septembre 2017
Numéro 113
Couverture
Série "SÉRIE TEMPORELLE"
Photography Marie Combes
A series in time. Settle in the deepest folds of being, in the subtle sculpture of what may be, and leave to thought its immobile fiction.
www.combesrenaud.com
Photographies Marie Combes
Une série dans le temps. Habiter le plus profond repli, le modelé des possibles et laisser à la pensée une fiction stationnaire
lien http:// combesrenaud.blogspot.fr/
Surface écrite des pratiques sonores expérimentales
Carte Blanche Combes&Renaud 2017
Contribution Couverture et Portfolio
Publication septembre 2017
Numéro 113
Couverture
Série "SÉRIE TEMPORELLE"
Photography Marie Combes
A series in time. Settle in the deepest folds of being, in the subtle sculpture of what may be, and leave to thought its immobile fiction.
www.combesrenaud.com
Photographies Marie Combes
Une série dans le temps. Habiter le plus profond repli, le modelé des possibles et laisser à la pensée une fiction stationnaire
lien http://
dimanche 29 janvier 2017
Meilleurs vœux
Art Vidéos Photography
année nouvelle,
CombesRenaud,
love and move,
Marie Combes,
new year,
Patrick Renaud,
photography
mercredi 7 décembre 2016
Exposition / Les bords du paysages: itinérances et sédiments
Les bords du paysage: itinérances et sédiments
exposition du 9.11.2016 au 11.12.2016
PHOTOGRAPHIES
Itinérances métropolitaines / MARIE COMBES
Ce travail d’images est l’exploration d’un
territoire nommé indistinctement « la banlieue », territoire flouté
pour le rendre anonyme, hachuré par les infrastructures de production, mité par
des interstices délaissés.
Ce
travail photographique est ainsi un voyage, il ausculte ces paysages urbains au
gré de déplacements en train. Le monde qui défile dans le cadre de cette
fenêtre exerce sur moi une fascination. J’ai commencé ce travail en
hiver ; émerge une étrange beauté dans cette approche, l’éloge en
grisaille de la lumière en île de France. Le spectacle que donne le paysage est
aussi lié aux vibrations et aux bruits ressentis par le corps en mouvement. Le
regard rivé, je tente alors dans ce déplacement de saisir des fragments de la
ville et du territoire.
Une expérience immersive dans un paysage en mouvement
Le
paysage a trois dimensions, l’une est l’espace réel, l’autre l’espace perçu
dans ce temps du voyage, la troisième est le déplacement même du train. Un
horizon travaille ces photographies, sous une certaine lumière la chose qui
trouble va-t-elle ressembler à quelque chose, faire éprouver cette expérience
immersive ?
Parcours
intime dans le réel, le déroulement du paysage observé pendant les
déplacements, familier des franciliens, montre dans l’extension de l’urbanisme
la mosaïque des constructions, la diversité et la singularité architecturale de
l’habitat, la beauté troublante des bâtiments en friche, des espaces déserts,
la fragilité de l’environnement.
Chacun garde en soi le souvenir d’un point de vue
inoubliable, je pense ici à des paysages plus petits, plus fugitifs,
alternative temporelle à la représentation de la banlieue, confrontation
sensible à la lumière et au paysage, à l’urbanisme, à l’espace et au temps. Dans le désir de regarder le
paysage, il y a la rencontre de soi et des autres. Cette physionomie du paysage
urbain souligne ainsi la précarité et l’éphémère de l’homme. Dans la quête des
multiples formes la vision vacille sans interruption, ces captures visuelles
seraient l’image d’un monde nomade en perpétuelle mobilité.
Marie Combes
![]() |
| Itinérances métropolitaines ©Marie Combes, tirage format 30x40cm |
Sédiments /
PATRICK RENAUD
Photographies
2014
« Cet espace, qui
n’apporte par lui-même ni rien de sensible ni aucune séduction, est le lieu
nécessaire pour que s’y manifestent les forces des formes. Celles-ci nous le
font éprouver mais d’abord elles lui appartiennent »
J.C. Lemagny. « Silence de la photographie ». Ed. L'Harmattan
Très
rapidement, la photographie s’est imposée comme le médium le plus adapté à la
représentation du réel et de l’objectivité. Certaines théories prétendent
qu’elle a libéré la peinture. Assignée un temps à représenter, cette dernière
pu aller vers l’abstraction ou d’autres inventions visuelles. Je suis sceptique
sur cet enchaînement chronologique. Mon sentiment est que les choses se passent
« entre », dans des écarts, entre des éléments pleins, matures, et
d’autres éléments vides ou encore peu développés. Ces espaces souvent
m’échappent, je ne les vois pas nécessairement mais ils permettent d’éprouver d’autres
formes. La photographie s’est ainsi glissée entre la peinture et la
lithographie, elle a cherché dans le Pictorialisme un geste, dans les clichés
sur verre des liens entre gravure et procédé photographique. Parfois en
imitant, elle a su développer ses spécificités et ses formes pour inventer sa
place.
Avec
« sédiments » j’ai repris des négatifs de petites installations
réalisées en studio dans les années 90. Empilés les uns sur les autres avec
plus ou moins de transparence, en négatif ou positif, à l’endroit ou à l’envers
ils semblent proposer dans cet assemblage une image de paysage. Pourtant rien
dans chaque négatif n’a de lien par ses formes et ses matières avec du paysage.
Dans
ce feuilletage disparaît « l’instant décisif » si fondateur dans
l’histoire de la photographie. Disparaît aussi la perspective classique bien
qu’il y ait du « loin » et du « près ». Il ne reste juste
qu’une image composée d’images. Avoir des réponses là où il n’y avait pas de
questions.
P.R. décembre 2016
![]() |
| Sédiments ©Patrick Renaud, tirage format 30x40cm |
Art Vidéos Photography
Actualités,
exposition,
Les bords du paysage: itinérances et sédiments,
Marie Combes,
Patrick Renaud,
photographie plasticienne,
photography
lundi 28 novembre 2016
Les bords du paysage: itinérances et sédiments
Nous proposons pendant trois jours un accrochage éphémère
et un premier regard sur l’exposition photographique
Les bords du paysage: itinérances et sédiments
PHOTOGRAPHIES
Itinérances métropolitaines / MARIE COMBES
Sédiments / PATRICK RENAUD
Exposition du 09.12.2016 au 11.12. 2016
Vernissage le vendredi 09 décembre 2016, à partir de 18h
Ouverture le samedi 10 et le dimanche 11 décembre de 14h à 20h
L’ATELIER /// 15 rue Jules Ferry, 93170 Bagnolet
Ligne 9, station de métro Robespierre
Marie Combes, Patrick Renaud
www.combesrenaud.com
https://twitter.com/combesrenaud
https://www.facebook.com/CombesRenaud
et un premier regard sur l’exposition photographique
Les bords du paysage: itinérances et sédiments
PHOTOGRAPHIES
Itinérances métropolitaines / MARIE COMBES
Sédiments / PATRICK RENAUD
Exposition du 09.12.2016 au 11.12. 2016
Vernissage le vendredi 09 décembre 2016, à partir de 18h
Ouverture le samedi 10 et le dimanche 11 décembre de 14h à 20h
L’ATELIER /// 15 rue Jules Ferry, 93170 Bagnolet
Ligne 9, station de métro Robespierre
Marie Combes, Patrick Renaud
www.combesrenaud.com
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Art Vidéos Photography
Itinérances métropolitaines,
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jeudi 24 mars 2016
LES FUGITIVES / DETROIT chez VOLUME
LES FUGITIVES / DETROIT Photographies Marie Combes
L'exposition chez Volume est prolongée jusqu'au 30 mars 2016
Les Fugitives / Detroit. Faire un pas, puis un autre.
J’ai abordé chaque jour l’espace urbain de Detroit en marchant. Je n’imaginais pas vivre autrement cette expérience. J’avais besoin pour la découvrir, d’arpenter cette ville, pour la comprendre, pour la sentir, de me fondre en elle. La marche et l’image étaient une dynamique. Marie Combes, june 19 th, 2014
FUGITIVES / DETROIT
One step , and then an another...
Faire un pas , puis un autre
Livre d'artiste, photographies, notes Marie Combes
Préface Anya Sirota
édition à 75 exemplaires, bilingue, numérotée, signée
en vente à la librairie Volume
"Marie Combes nous invite à rentrer dans l’intimité de son expérience, à renouveler nos perceptions, à nous ouvrir au plaisir d’un regard intuitif sans limites, et sans repères. Elle le fait en rendant l’image doucement désincarnée et construite par l’intérieur : flottant au dessus ou en dessous de l’attente, couplée dans une série de diptyques d’un autre monde, installée dans l’interstice précaire entre le construit et le bourgeonnant. Il y a des plissements et des hiatus dans cette étrange restitution du paysage hybride comme itinérance visuelle, qui offre à l’observateur une poétique multiplicité d’issues possibles, dans un terrain redevenu vierge."
Extrait préface / Anya Sirota
VOLUME
47, rue Notre Dame de Nazareth,
75003 Paris
du mardi au samedi de 11h00 à 20h00
from tuesday to saturday
from 11.00(am) to 8.00(pm)
téléphone : +33 (0)1 85 08 02 86
contact@librairievolume.fr
métro: République, Temple, Arts et Métiers, Strasbourg St Denis
L'exposition chez Volume est prolongée jusqu'au 30 mars 2016
Les Fugitives / Detroit. Faire un pas, puis un autre.
FUGITIVES / DETROIT
One step , and then an another...
Faire un pas , puis un autre
Livre d'artiste, photographies, notes Marie Combes
Préface Anya Sirota
édition à 75 exemplaires, bilingue, numérotée, signée
en vente à la librairie Volume
"Marie Combes nous invite à rentrer dans l’intimité de son expérience, à renouveler nos perceptions, à nous ouvrir au plaisir d’un regard intuitif sans limites, et sans repères. Elle le fait en rendant l’image doucement désincarnée et construite par l’intérieur : flottant au dessus ou en dessous de l’attente, couplée dans une série de diptyques d’un autre monde, installée dans l’interstice précaire entre le construit et le bourgeonnant. Il y a des plissements et des hiatus dans cette étrange restitution du paysage hybride comme itinérance visuelle, qui offre à l’observateur une poétique multiplicité d’issues possibles, dans un terrain redevenu vierge."
Extrait préface / Anya Sirota
VOLUME
47, rue Notre Dame de Nazareth,
75003 Paris
du mardi au samedi de 11h00 à 20h00
from tuesday to saturday
from 11.00(am) to 8.00(pm)
téléphone : +33 (0)1 85 08 02 86
contact@librairievolume.fr
métro: République, Temple, Arts et Métiers, Strasbourg St Denis
Art Vidéos Photography
Anya Sirota,
artist's book,
exibition,
Fugitives/ Detroit one step and then another,
Marie Combes,
Paris,
photography,
résidence MODCaR,
VOLUME Libraire
vendredi 26 février 2016
Les Fugitives/ Detroit à la librairie VOLUME
Exposition du 3 au 23 mars 2016
Les Fugitives/ Detroit
photographies Marie Combes
édition à 75 exemplaires d’un livre d’artiste, numéroté
fugitives/detroit
one step,and then another...
faire un pas,puis un autre.
vernissage jeudi 3 mars à partir de 19h30
VOLUME 47, rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris
ouverture du mardi au samedi de 11h00 à 20h00
from tuesday to saturday from 11.00(am) to 8.00(pm)
téléphone +33 (0)1 85 08 02 86
contact@librairievolume.fr
métro: République, Temple,
Arts et Métiers, Strasbourg St Denis
Les Fugitives/ Detroit
photographies Marie Combes
édition à 75 exemplaires d’un livre d’artiste, numéroté
fugitives/detroit
one step,and then another...
faire un pas,puis un autre.
vernissage jeudi 3 mars à partir de 19h30
VOLUME 47, rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris
ouverture du mardi au samedi de 11h00 à 20h00
from tuesday to saturday from 11.00(am) to 8.00(pm)
téléphone +33 (0)1 85 08 02 86
contact@librairievolume.fr
métro: République, Temple,
Arts et Métiers, Strasbourg St Denis
dimanche 7 juin 2015
LE PAYSAGE-MOUVEMENT / Jean-Christophe Bailly
Publication
LE PAYSAGE-MOUVEMENT
Jean-Christophe Bailly
"Indexé aux régimes fixes de l’image ou du relevé, le paysage s’en exile pourtant continûment, que ce soit par son propre devenir ou par l’expérience que l’on fait de lui aussitôt que l’on s’y déplace, quel que soit dès lors le moyen employé.
C’est ce paysage-mouvement, c’est la disposition du paysage au mouvement qui sont ici explorés, et par les voies les plus diverses : le vent, un canal, les premiers chemins de la Gaule, un projet futuriste abandonné, le cinéma, la ville de Detroit, une petite gare et deux plus grandes, et même le métro : il était fatal que ce n° 13 soit lui-même un voyage zigzagant."
Au sommaire de ce numéro 13 :
Marc Claramunt, Pierre Nouvel,
Claude Eveno, Michel Bousquet,
Romain Vallengelier, Alexandre Libersart, Julie-Amadea Pluriel, Sabine Bouché-Pillon, Alexandre Chemetoff, Marie Combes,
Anaïs Ancellin, Hermine de Chavannes, Antoine Feldman, Charlotte Kende,
Albane Poirier-Clerc & Bruno Ricard, Alain Bublex, Emmanuel Burdeau,
Juliette Kahane
LE PAYSAGE-MOUVEMENT
Jean-Christophe Bailly
Extrait Publication mai 2015
LES FUGITIVES / DETROIT ©Marie Combes
LE PAYSAGE-MOUVEMENT
Jean-Christophe Bailly
"Indexé aux régimes fixes de l’image ou du relevé, le paysage s’en exile pourtant continûment, que ce soit par son propre devenir ou par l’expérience que l’on fait de lui aussitôt que l’on s’y déplace, quel que soit dès lors le moyen employé.
C’est ce paysage-mouvement, c’est la disposition du paysage au mouvement qui sont ici explorés, et par les voies les plus diverses : le vent, un canal, les premiers chemins de la Gaule, un projet futuriste abandonné, le cinéma, la ville de Detroit, une petite gare et deux plus grandes, et même le métro : il était fatal que ce n° 13 soit lui-même un voyage zigzagant."
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| LES FUGITIVES / DETROIT ©Marie Combes |
Marc Claramunt, Pierre Nouvel,
Claude Eveno, Michel Bousquet,
Romain Vallengelier, Alexandre Libersart, Julie-Amadea Pluriel, Sabine Bouché-Pillon, Alexandre Chemetoff, Marie Combes,
Anaïs Ancellin, Hermine de Chavannes, Antoine Feldman, Charlotte Kende,
Albane Poirier-Clerc & Bruno Ricard, Alain Bublex, Emmanuel Burdeau,
Juliette Kahane
LE PAYSAGE-MOUVEMENT
Jean-Christophe Bailly
Extrait Publication mai 2015
LES FUGITIVES / DETROIT ©Marie Combes
Art Vidéos Photography
Editions de la Villette,
Gilles Deleuze,
INSA,
Jean-Christophe BAILLY,
landscape,
LE PAYSAGE-MOUVEMENT,
LES CAHIERS DE L'ÉCOLE DE BLOIS #13,
les fugitives,
Marie Combes
mardi 26 mai 2015
LE PAYSAGE-MOUVEMENT
LES CAHIERS DE L'ÉCOLE DE BLOIS #13
LE PAYSAGE-MOUVEMENT avec Jean-Christophe BAILLY
LANCEMENT / RENCONTRE
Jeudi 28 mai
http://www.librairievolume.fr/
Le concept d’image-mouvement inventé par Gilles Deleuze s’est aujourd’hui complètement imposé et il est pratiquement impossible d’envisager un plan de cinéma sans penser à lui. Il va de soi que le titre que nous proposons pour ce n° 13 des Cahiers de l’École de Blois – le paysage-mouvement – en dérive directement. On le sait, l’origine même du mot paysage indexe son référent à un régime de vue qui est celui du tableau et de l’immobilité : infinis ont été les effets de cette assignation du paysage à résider dans la forme à l’arrêt qu’indiquait son nom. Pourtant, et on devrait le savoir aussi ou l’avoir continûment à l’esprit, le paysage à l’arrêt n’existe pas comme tel – il n’existe et se transmet que par des images, celles-ci pouvant au demeurant être extraordinaires et puissamment suggestives. Mais cette spatialité du paysage que peintures, photographies et instants contemplatifs donnent à voir est elle-même emportée dans le temps : le paysage en effet change continûment, et il le fait de deux manières. Tout d’abord en évoluant sans fin – même ce qui nous semble pérenne est, à une échelle plus grande, le théâtre d’une série de métamorphoses enchevêtrées formant un continuum qui est à la fois le film de la natura naturans et celui, produit par les hommes, de l’anthropisation de la planète, aujourd’hui accélérée dans des proportions affolantes. Mais le paysage change aussi constamment sous nos yeux parce que nous nous y déplaçons et parce qu’il y a, inscrite dans la chair du territoire, une écriture visible de ces déplacements. La carte et le territoire sont d’abord des réseaux où nos déplacements passés, présents ou à venir ont laissé des marques, contrairement aux animaux, dont les sillages s’effacent vite.
Jean-Christophe BAILLY
au sommaire de ce numéro 13 :Marc Claramunt, Pierre Nouvel, Claude Eveno, Michel Bousquet, Romain Vallengelier, Alexandre Libersart, Julie-Amadea Pluriel, Sabine Bouché-Pillon, Alexandre Chemetoff, Marie Combes, Anaïs Ancellin, Hermine de Chavannes, Antoine Feldman, Charlotte Kende, Albane Poirier-Clerc & Bruno Ricard, Alain Bublex, Emmanuel Burdeau, Juliette Kahane
Art Vidéos Photography
Detroit,
Editions de la Villette,
Gilles Deleuze,
INSA,
Jean-Christophe BAILLY,
landscape,
LE PAYSAGE-MOUVEMENT,
LES CAHIERS DE L'ÉCOLE DE BLOIS #13,
les fugitives,
Marie Combes
samedi 3 janvier 2015
..une autre oscillation.. / photographies
L'exposition ".. une autre oscillation.."
est prolongée jusqu'au 4 janvier 2015 sur rendez vous
Contact +33(0)619 273 785
L'atelier // 15 rue Jules Ferry // 93170 // Bagnolet
Métro ligne 9 // Station Robespierre - sortie rue de Paris
Les Images englouties / Marie Combes
août 2014
Arrêter, figer, décourager le mouvement. Bien sûr il faut conclure. Ancrer la photo aux croyances mais elle pourrait être au lieu d’une fraction de temps un développement, un feuilletage de possibles, de choses faites ratées ou pas. Ainsi les négatifs s’entremêlent et découvrent ce qui n'est pas. Est-ce encore du paysage ? Est-ce encore une image ?
décembre 2014
vendredi 25 juillet 2014
Patrick Renaud and Caramel
Art Vidéos Photography
Artiste plasticien,
Caramel,
l'atelier,
Marie Combes,
Patrick Renaud,
Photographie,
Portrait
lundi 7 avril 2014
Entretien avec Patrick Renaud par Chloé Dragna
BALLADS
Représentations vidéographiques du paysage
Entretien avec Patrick Renaud :
photographies & vidéos.
Comment le paysage est-il entré dans vos images ? Etait-il dès le départ l'objet de votre travail, ou bien y êtes-vous venu par le prisme d'un autre sujet ?
J’avais pratiqué le dessin de paysage, peut-être par réceptivité aux impressionnistes. Le paysage était une impression globale, une totalité déposée sur la terre que je pouvais à mon tour déposer sur le papier. Le paysage n’avait pas de limites, juste des lointains, c’est ce que je préférais, jusqu’où mon regard pouvait aller, dessiner l’horizon de manière imprécise sachant qu’ensuite derrière cette ligne ça continuait. Plus tard, j’ai commencé à photographier peut-être plus la campagne que le paysage, pour les lumières, les atmosphères. Avec l’appareil photo il fallait s’occuper du cadre c’est à dire exclure pour voir ce qui reste. J’étais assez désorienté et pas très doué.
Vous pratiquez la photographie à la chambre. Vous cosignez certains travaux vidéos et sténopés sur Polaroids avec Marie Combes. Quels paysages appellent l'un ou l'autre et pourquoi ? Certains paysages sont-ils pensés en mouvement et d'autres figés ? Certains paysages s'imposent-ils en couleur ou noir et blanc ?
Vous avez raison, ce sont les paysages qui demandent. J’ai utilisé la
chambre pour m’éloigner de la spontanéité du 24x36. De cette culture de
« l’instant décisif » qui m’avait formé. C’est assez paradoxal
car je travaillais dans les sous-bois sur le « fouillis » végétal. Utiliser une
chambre photographique demande un peu de recueillement, anticiper sa place, le
cadrage, des manipulations etc. Elle ne facilite pas les déplacements. Autour
de moi j’entendais les sons, je percevais les frémissements de la nature,
l’urgence du vivant. Je sentais que tout ce monde végétal, animal et moi nous
étions à nos occupations mais pas dans la même temporalité. N’étant pas
coloriste, quand je pense image, c’est en noir et blanc. Mais cela dépend
comment la photo est envisagée. Le noir et blanc propose une dissemblance
peut-être plus fertile à l’imaginaire, plus intemporelle. Alors que la couleur
ajoute d’autres codes. En 2007 avec Marie Combes nous souhaitions explorer le
médium photographique, plus peut-être que l’image... Nous avons travaillé avec
la chambre en sténopé et sur Polaroïds. C’était très curieux là encore avec ces
questions de distance (comme lorsqu’on voit un paysage derrière un pare
brise, on s’arrête, on sort et l’impression visuelle a disparu). La spécificité
du sténopé ne permet pas d’organiser les nappes de l’image ni de savoir quelles
couleurs nous allions obtenir avec un temps de pose aléatoire, notre position
par rapport au soleil et la chimie des Polaroïds. Mais surtout c’est le temps
de pose, de dix secondes à quelques minutes pour obtenir une photographie qui
nous a troublé, de le vivre physiquement, de savoir que pendant ce temps une
image se constituait presque sans notre intervention. C’est vraiment
intrinsèque à la photographie de signifier du temps au delà de ce qui est
montré.
Votre travail sur le paysage appelle une certaine réflexion sur le temps. Dans vos sténopés et vos vidéos c'est un déploiement du paysage. Pour Montromant, vous avez filmé pendant plus de 3 heures les changements de lumières infimes. Quelle expérience du temps, vous donne à voir un paysage ?
C’est très complexe la façon de regarder un paysage. L’œil va chercher au loin, puis s’attarde sur des zones, s’éloigne à nouveau, flotte sur des éléments. C’est ce mouvement entre l’œil et le cerveau qui dans ces écarts permet de constituer un paysage. Après l’expérience des sténopés, nous souhaitions avec Marie voir le rapport entre le temps et la durée. Techniquement « Montromant » est une séquence photographique de trois heures, durant laquelle nous prenions une photo à intervalles irréguliers. Ces images numériques montées en fondus enchaînés, donnent une projection du paysage qui dure treize minutes ou les variations de lumières ont une durée « crédible » pour l’œil alors que le temps a été compressé. Dans le fondu enchaîné c’est apparition/disparition, l’effacement d’une image pour la suivante. Effectivement c’est une façon pour le paysage de sortir de ses plis par proximité avec la contemplation, être et ne plus être là.
Vos travaux récents portent sur les sols. Paysages & sols sont très liés. Comment ce passage s'est-il fait ? Quelle matière y trouvez-vous ? Quelle mémoire du paysage s'inscrit dans les sols ?
Il paraît que dans une image il y a souvent la suivante, et je crois qu’au-delà du sujet comme prétexte, le rôle de l’artiste et de faire apparaître quelque chose qu’il ignore qui appartient au médium, aux formes, aux lumières. La série sur les sols en noir et blanc évacue le lointain pour tenter de trouver du paysage à une autre échelle et distance. Là aussi je travaille en diptyque peut-être pour sentir qu’il ne s’agit que de fragments, que l’ensemble est faux avec ses deux perspectives. Parfois il y a un « mauvais raccord », c’est à dire une répétition d’une partie de la photo à l’autre, deux détails identiques et pourtant dans un autre moment quelques secondes avant ou après. C’est très précieux ces accidents, ces choses qui arrivent par hasard. Il y a eu aussi l’apparition d’une certaine frontalité, avec l’image. J’ai tenté de développer cela en photographiant les sols vus de dessus. Mais ça ne fonctionnait pas en noir et blanc, j’ai donc travaillé en couleur par défaut, et pour la première fois peut-être je cherchais les couleurs. Les sols sont la mémoire vivante des lieux. Ils sont dépositaires du temps, de nos activités, de traces, ils bougent se déforment, de nouveaux sédiments se déposent. Une machine vient les retourner, plaquer une couche de bitume, des choses ont disparues, on a oublié, à nouveaux ça recommence. Les sols sont comme une pellicule qui enregistre en permanence les empreintes, les changements de lumière.
Vous vous êtes intéressé à la notion de ruines dans le paysage. Notamment dans les paysages ruraux. D'où vient cet intérêt ? Est-ce là aussi votre intérêt pour le temps qui se déploie ?
J’aurai beaucoup de mal à répondre. Ce projet avec Marie était trop ambitieux pour nous. Nous pensions tenir un sujet qui irait plus loin que le « Ruinisme » de mode avec cette esthétisation de la ruine industrielle. Nous avions ce texte magnifique, émouvant de Diderot sur ses sentiments que lui évoquent les ruines. Voilà, un ratage complet. Je pense que nous n’avons pas laissé assez de hasard, d’ouvertures, de vouloir maîtriser, de vouloir aussi illustrer le texte et voilà, trop de « vouloir ».
Pour finir, j'aimerai qu'on aborde la question du contemporain dans le paysage. Vous connaissez la citation suivante d'Agamben « Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau des ténèbres qui provient de son temps. » Quel contemporain voyez- vous dans les paysages que vous photographiez ou filmez ?
La création vidéo est je crois actuellement plus exploratrice, moins embarrassée des contraintes du marché de l’art que la photographie. Elle crée un langage différent du cinéma, notamment avec le temps. Avec son espace aussi qui apparaît moins à l’intérieur du cadre mais déborde de l’écran. Une caméra vidéo ça s’installe n’importe où et quand elle est placée sur le corps, elle en devient le prolongement. Là c’est passionnant car cela modifie la vision du spectateur et sa temporalité. Il n’est plus assigné à cette place installée avec la perspective depuis la Renaissance. Il me semble qu’être contemporain ce n’est pas photographier ou filmer notre présent c’est voir les liens entre présent et passé, être une transition, devenir un pont mais un pont qui se ferait et déferait en même temps sans savoir où est l’autre rive.
A videographic vision of landscape
An interview with Patrick Renaud :
photographs & videos.
Représentations vidéographiques du paysage
Entretien avec Patrick Renaud :
photographies & vidéos.
Comment le paysage est-il entré dans vos images ? Etait-il dès le départ l'objet de votre travail, ou bien y êtes-vous venu par le prisme d'un autre sujet ?
J’avais pratiqué le dessin de paysage, peut-être par réceptivité aux impressionnistes. Le paysage était une impression globale, une totalité déposée sur la terre que je pouvais à mon tour déposer sur le papier. Le paysage n’avait pas de limites, juste des lointains, c’est ce que je préférais, jusqu’où mon regard pouvait aller, dessiner l’horizon de manière imprécise sachant qu’ensuite derrière cette ligne ça continuait. Plus tard, j’ai commencé à photographier peut-être plus la campagne que le paysage, pour les lumières, les atmosphères. Avec l’appareil photo il fallait s’occuper du cadre c’est à dire exclure pour voir ce qui reste. J’étais assez désorienté et pas très doué.
Vous pratiquez la photographie à la chambre. Vous cosignez certains travaux vidéos et sténopés sur Polaroids avec Marie Combes. Quels paysages appellent l'un ou l'autre et pourquoi ? Certains paysages sont-ils pensés en mouvement et d'autres figés ? Certains paysages s'imposent-ils en couleur ou noir et blanc ?
Votre travail sur le paysage appelle une certaine réflexion sur le temps. Dans vos sténopés et vos vidéos c'est un déploiement du paysage. Pour Montromant, vous avez filmé pendant plus de 3 heures les changements de lumières infimes. Quelle expérience du temps, vous donne à voir un paysage ?
C’est très complexe la façon de regarder un paysage. L’œil va chercher au loin, puis s’attarde sur des zones, s’éloigne à nouveau, flotte sur des éléments. C’est ce mouvement entre l’œil et le cerveau qui dans ces écarts permet de constituer un paysage. Après l’expérience des sténopés, nous souhaitions avec Marie voir le rapport entre le temps et la durée. Techniquement « Montromant » est une séquence photographique de trois heures, durant laquelle nous prenions une photo à intervalles irréguliers. Ces images numériques montées en fondus enchaînés, donnent une projection du paysage qui dure treize minutes ou les variations de lumières ont une durée « crédible » pour l’œil alors que le temps a été compressé. Dans le fondu enchaîné c’est apparition/disparition, l’effacement d’une image pour la suivante. Effectivement c’est une façon pour le paysage de sortir de ses plis par proximité avec la contemplation, être et ne plus être là.
Vos travaux récents portent sur les sols. Paysages & sols sont très liés. Comment ce passage s'est-il fait ? Quelle matière y trouvez-vous ? Quelle mémoire du paysage s'inscrit dans les sols ?
Il paraît que dans une image il y a souvent la suivante, et je crois qu’au-delà du sujet comme prétexte, le rôle de l’artiste et de faire apparaître quelque chose qu’il ignore qui appartient au médium, aux formes, aux lumières. La série sur les sols en noir et blanc évacue le lointain pour tenter de trouver du paysage à une autre échelle et distance. Là aussi je travaille en diptyque peut-être pour sentir qu’il ne s’agit que de fragments, que l’ensemble est faux avec ses deux perspectives. Parfois il y a un « mauvais raccord », c’est à dire une répétition d’une partie de la photo à l’autre, deux détails identiques et pourtant dans un autre moment quelques secondes avant ou après. C’est très précieux ces accidents, ces choses qui arrivent par hasard. Il y a eu aussi l’apparition d’une certaine frontalité, avec l’image. J’ai tenté de développer cela en photographiant les sols vus de dessus. Mais ça ne fonctionnait pas en noir et blanc, j’ai donc travaillé en couleur par défaut, et pour la première fois peut-être je cherchais les couleurs. Les sols sont la mémoire vivante des lieux. Ils sont dépositaires du temps, de nos activités, de traces, ils bougent se déforment, de nouveaux sédiments se déposent. Une machine vient les retourner, plaquer une couche de bitume, des choses ont disparues, on a oublié, à nouveaux ça recommence. Les sols sont comme une pellicule qui enregistre en permanence les empreintes, les changements de lumière.
Vous vous êtes intéressé à la notion de ruines dans le paysage. Notamment dans les paysages ruraux. D'où vient cet intérêt ? Est-ce là aussi votre intérêt pour le temps qui se déploie ?
J’aurai beaucoup de mal à répondre. Ce projet avec Marie était trop ambitieux pour nous. Nous pensions tenir un sujet qui irait plus loin que le « Ruinisme » de mode avec cette esthétisation de la ruine industrielle. Nous avions ce texte magnifique, émouvant de Diderot sur ses sentiments que lui évoquent les ruines. Voilà, un ratage complet. Je pense que nous n’avons pas laissé assez de hasard, d’ouvertures, de vouloir maîtriser, de vouloir aussi illustrer le texte et voilà, trop de « vouloir ».
Pour finir, j'aimerai qu'on aborde la question du contemporain dans le paysage. Vous connaissez la citation suivante d'Agamben « Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau des ténèbres qui provient de son temps. » Quel contemporain voyez- vous dans les paysages que vous photographiez ou filmez ?
La création vidéo est je crois actuellement plus exploratrice, moins embarrassée des contraintes du marché de l’art que la photographie. Elle crée un langage différent du cinéma, notamment avec le temps. Avec son espace aussi qui apparaît moins à l’intérieur du cadre mais déborde de l’écran. Une caméra vidéo ça s’installe n’importe où et quand elle est placée sur le corps, elle en devient le prolongement. Là c’est passionnant car cela modifie la vision du spectateur et sa temporalité. Il n’est plus assigné à cette place installée avec la perspective depuis la Renaissance. Il me semble qu’être contemporain ce n’est pas photographier ou filmer notre présent c’est voir les liens entre présent et passé, être une transition, devenir un pont mais un pont qui se ferait et déferait en même temps sans savoir où est l’autre rive.
Entretien réalisé le 26.03.2014
par Chloé Dragna.
BALLADSA videographic vision of landscape
An interview with Patrick Renaud :
How did the
landscape enter your image world ? Was it from the start the object of
your work, or were you diverted to it from some other subject?
I had, long ago, done a lot of landscape drawing, maybe because I was very
receptive to the impressionists. The landscape was, indeed, a global
impression. A whole deposited on the earth that I, in turn, could deposit on
paper. The landscape had no limits, only a distance, and that was what I
preferred. I liked to represent how far my eyes could see, to draw a fuzzy
horizon, knowing that beyond that uncertain line things went on. Later, I began
to take photographs, maybe more on the countryside than of the landscape, for
its light, for its atmosphere. With the camera I had to cope with the frame, I
had to exclude, to see what remained. I was rather puzzled, and not very
gifted.
You mostly use dark chamber photography. You have cosigned some video and
pinhole-camera work on Polaroid with Marie Combes. What landscapes call for one
or the other technique, and why ? Are some landscapes imagined moving, and
others frozen still? Are some landscapes by essence in colour and others in
black and white?
You are right, the landscapes do the asking. I adopted the dark chamber to
get away from the spontaneity of the 24x36 camera. To escape from the
« decisive moment » culture I was trained into. This is quite
paradoxical, as I was working in the undergrowth, on the unbounded tangle of a
seemingly unruly vegetal world. Using a dark chamber requires some serenity,
anticipating positioning and framing, complex manipulations. The dark chamber
does not encourage movement. All around me I would hear sounds, I would be
aware of the quivering of nature, the urgency of life. I could feel that all
this vegetal and animal world and myself were going about our business, but in
different time-lines. I am not a colourist, and when I picture, I picture in
black and white. But it depends how a photograph is considered. Black and white
offers a dissimilitude, maybe more fertile to the imagination, maybe more
timeless. Whereas colour may add another language. In 2007, with Marie Combes,
we were exploring the photographic medium, more than the actual image... We
worked with a pin-hole camera on Polaroids. It was a weird experience, dealing
with distance. Like when a landscape seen through the windscreen catches your
attention, you stop and get out of the car, and the visual impression has
gone... With a pin-hole camera it is not possible to organise layers of space in
the image, or to know what colours will result from a random exposure time, the
relative position of the sun, and the chemistry of the Polaroid. But most of
all, we were perturbed by the long exposure, ten seconds to several minutes, we
physically experienced this, knowing that during this time an image was coming
to life, practically without any action on our part. It may be an intrinsic
quality of photography to signify time, beyond what is shown.
Your work on
the landscape gives food for some thought on time. In your pin-hole camera
images and your videos you unfold the landscape. For Montromant, you
filmed infinitesimal changes in light for over 3 hours. What experience of time
does a landscape give you to see ?
Looking at a landscape is a complex process. The eye goes into the
distance, lingers here and there, wanders away again, hovers over details. This
movement between the eye and the brain, bridging gaps and discontinuities,
creates the whole, the landscape. After the pin-hole camera experience, Marie
and I wanted to see how time and duration relate. Technically, « Montromant »
is a three hour photographic sequence, during which we took a photograph at
irregular intervals. These digital images were edited using cross dissolve,
projecting the landscape in a thirteen minute video where the duration of light
variations are credible to the eye, although the actual time has been
compressed. Cross dissolve shows images appearing-disappearing, deletion of an
image so that the next one can take its place. It is indeed a way for the
landscape to creep out of its folds by proximity with contemplation, to be and
not to be there.
Your recent
work is on soils. Landscapes and soils are very much linked. How did this shift
come about? What material do you find there? What memories of the landscape are
written into the soil ?
They say an image often contains the next one. I believe that beyond the
pretext of the subject, the artist is there to show, to materialise something
he is not aware of and that belongs to the medium, the shapes, the light. The
series on soils in black and white gets rid of the distant, to try to find a
landscape at a different scale. Here I again work with diptychs, maybe to
remember they are only fragments, not to be misled by the false whole with its
two perspectives. Sometimes there is a bad cut, a repetition of a part of a
photo in the other, two identical details, but in a different moment, a few
seconds before or after. Such accidents, such random occurrences, are very
precious. There was also a certain frontal approach in the image. I tried to
develop this by photographing the soils from above. But this did not work
properly in black and white, and I had to work in colour by necessity, and for
the first time I came to worry about colours. The soil is the living memory of
places. It is the depositary of time, of our activities, of traces, it moves
and changes shape, new sediments settle in. A machine will plough it around,
lay down asphalt, things will disappear, we will forget, and the nit will all
start over again. Soils are like a film that continually records prints,
changes in light, the passage of time.
You also
looked at the idea of ruins in the landscape. In particular in rural landscapes. What was the origin of this interest? Is it another aspect of your
preoccupation with time?
This is very difficult to answer. We had a project in this field, but i think it was too ambitious for us. We thought we could work on a subject that would go beyond the fashionable “ruinism”, aesthetising industrial ruins. We wanted to use a wonderful and moving text by Diderot on the feelings ruins evoked in him. This has been a failure, I think we did not leave enough to chance, we did not keep our minds open enough, we wanted to master the subject, to illustrate the text, in short too much prejudice and presumption.
This is very difficult to answer. We had a project in this field, but i think it was too ambitious for us. We thought we could work on a subject that would go beyond the fashionable “ruinism”, aesthetising industrial ruins. We wanted to use a wonderful and moving text by Diderot on the feelings ruins evoked in him. This has been a failure, I think we did not leave enough to chance, we did not keep our minds open enough, we wanted to master the subject, to illustrate the text, in short too much prejudice and presumption.
To conclude,
I would like to discuss how the landscape relates to the contemporary. Pour finir,
j'aimerai qu'on aborde la question du contemporain dans le paysage. Agamben wrote : « Contemporary is he who is
hit full in the face by the beam of darkness coming from his time ». What
contemporary do you see in the landscapes you film or photograph ?
The video scene is, I believe, more keen to explore and less embarrassed by
market constraints than photography. Video creates a different language than
cinema, in particular with respect to time. A different space also, where the
frame loses power and bursts out of the screen. A video camera can be placed
anywhere, and when it is placed on the body it becomes its extension. This is
fascinating, it changes the outlook of the spectator, as well as his
temporality. The spectator is no longer bound to the place assigned to him in
Europe by perspective since the Renaissance. It seems to me that being a
contemporary does not consist in filming or photographing our present, but in
seeing the links between present and past, in being a transition, in becoming a
bridge, but a bridge constanly and simultaneously made and unmade, not knowing
where the other bank may be...
Interview
made on 26.03.2014
Art Vidéos Photography
Agamben,
BALLADS,
Chloé Dragna,
combes et renaud,
Création video- paysage,
diptyque,
la Vidéothèque,
Marie Combes,
Patrick Renaud,
Polaroïds
mardi 20 août 2013
Les fugitives I Marie Combes
Work in progress
Les Fugitives. Detroit, taking a step, and then another. ©Marie Combes
Two image arrangements
exposition POP IT UP du 8 juin au 29 septembre 2013
Les Tanneries, 234 rue des Ponts, 45200 Amilly, France
Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h
Les Fugitives / Installation, Amilly,
Diptyques / Les Tanneries, Amilly, 2013 / Packard Plant, Detroit 2012
http://www.combesrenaud.com/mariecombes/les-fugitives/
Art Vidéos Photography
Actualité,
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Amilly,
Anya Sirota,
Artiste plasticienne,
Christophe Ponceau,
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France,
Jean-Louis Farges,
Landscape and architecture,
Les Tanneries,
Marie Combes,
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POP IT UP
vendredi 9 août 2013
Two image arrangements, Marie Combes
Diptyque 4-Z ©Marie Combes
Les Tanneries, Amilly, 2013
-->
Les Tanneries, Amilly, 2013
Diptyques / Les Tanneries, Amilly, 2013 / Packard Plant, Detroit 2012
Les Fugitives / Installation
Two image arrangements I Marie Combes
"The image is, in my work, where the major process of elaboration takes place.
Photography is a process of capture, a desire to seize fragments of reality. “Diptyques” is a sampling process in the continuous flow of images, striving to achieve a representation in many ways similar to an edited film.
The visual form of the work in “Diptyques” and “Fugitives” is the result of an approach that is really a construction process. During this process I explore how a fragment of image matter moves through the arrangement, leaving its trail, and how it roams, not quite at random, through the chaos of images."
Marie Combes, July 2013
http://www.combesrenaud.com/mariecombes/les-fugitives/
Exposition POP IT UP
du 8 juin au 29 septembre 2013
Les Tanneries, 234 rue des Ponts, 45200 Amilly, France
Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h
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POP IT UP
mardi 30 juillet 2013
Retour sur les images de Detroit
Retour sur les images de Detroit Il y a une sorte de délectation visuelle vers les ruines. Peut-être liée à la peinture ruiniste, au romantisme. La plupart des publications photographiques sur Detroit barbotent dans une esthétisation de la dégradation (ruin porn), dame nature qui reprend ses droits et autres documents visuels comme certificats d’exactitude. Extraites d’un contexte, soigneusement cadrées elles repoussent le hors cadre et s’installent dans le beau bien pensant.
Il suffit de voir le remarquable travail d’ A. Moore pour percevoir des approches (culturelles) différentes. Il n’y a pas de pathos dans son travail, des questions certes, mais toujours quelque chose en suspens, ce n’est pas une fin, mais un mouvement.
A l’invitation de MODCaR à Detroit, Marie Combes ne s’est pas attachée particulièrement aux ruines mais au temps où une ville perd ses habitants. La démarche est liée à la situation du corps dans ces espaces urbains. Elle ne cadre pas avec les bords, mais en profondeur. Où est elle physiquement par rapport aux signes de la ville, aux passages piétons déserts, à la végétation qui s’installe ? Ces démarches demandent un certain courage, beaucoup pour bouleverser notre regard.
Patrick Renaud, juillet 2013
Andrew Moore: Detroit Disassembled. (Editions Damiani)
Marie Combes: Les fugitives.
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