lundi 7 avril 2014

Entretien avec Patrick Renaud par Chloé Dragna

BALLADS 
Représentations vidéographiques du paysage

Entretien avec Patrick Renaud :
photographies & vidéos.

Comment le paysage est-il entré dans vos images ? Etait-il dès le départ l'objet de votre travail, ou bien y êtes-vous venu par le prisme d'un autre sujet ?
J’avais pratiqué le dessin de paysage, peut-être par réceptivité aux impressionnistes. Le paysage était une impression globale, une totalité déposée sur la terre que je pouvais à mon tour déposer sur le papier. Le paysage n’avait pas de limites, juste des lointains, c’est ce que je préférais, jusqu’où mon regard pouvait aller, dessiner l’horizon de manière imprécise sachant qu’ensuite derrière cette ligne ça continuait. Plus tard, j’ai commencé à photographier peut-être plus la campagne que le paysage, pour les lumières, les atmosphères. Avec l’appareil photo il fallait s’occuper du cadre c’est à dire exclure pour voir ce qui reste. J’étais assez désorienté et pas très doué.

Vous pratiquez la photographie à la chambre. Vous cosignez certains travaux vidéos et sténopés sur Polaroids avec Marie Combes. Quels paysages appellent l'un ou l'autre et pourquoi ? Certains paysages sont-ils pensés en mouvement et d'autres figés ? Certains paysages s'imposent-ils en couleur ou noir et blanc ?
Vous avez raison, ce sont les paysages qui demandent. J’ai utilisé la chambre pour m’éloigner de la spontanéité du 24x36. De cette culture de « l’instant décisif » qui m’avait formé. C’est assez paradoxal car je travaillais dans les sous-bois sur le « fouillis » végétal. Utiliser une chambre photographique demande un peu de recueillement, anticiper sa place, le cadrage, des manipulations etc. Elle ne facilite pas les déplacements. Autour de moi j’entendais les sons, je percevais les frémissements de la nature, l’urgence du vivant. Je sentais que tout ce monde végétal, animal et moi nous étions à nos occupations mais pas dans la même temporalité. N’étant pas coloriste, quand je pense image, c’est en noir et blanc. Mais cela dépend comment la photo est envisagée. Le noir et blanc propose une dissemblance peut-être plus fertile à l’imaginaire, plus intemporelle. Alors que la couleur ajoute d’autres codes. En 2007 avec Marie Combes nous souhaitions explorer le médium photographique, plus peut-être que l’image... Nous avons travaillé avec la chambre en sténopé et sur Polaroïds. C’était très curieux là encore avec ces questions de distance (comme lorsqu’on voit un paysage derrière un pare brise, on s’arrête, on sort et l’impression visuelle a disparu). La spécificité du sténopé ne permet pas d’organiser les nappes de l’image ni de savoir quelles couleurs nous allions obtenir avec un temps de pose aléatoire, notre position par rapport au soleil et la chimie des Polaroïds. Mais surtout c’est le temps de pose, de dix secondes à quelques minutes pour obtenir une photographie qui nous a troublé, de le vivre physiquement, de savoir que pendant ce temps une image se constituait presque sans notre intervention. C’est vraiment intrinsèque à la photographie de signifier du temps au delà de ce qui est montré. 

Votre travail sur le paysage appelle une certaine réflexion sur le temps. Dans vos sténopés et vos vidéos c'est un déploiement du paysage. Pour Montromant, vous avez filmé pendant plus de 3 heures les changements de lumières infimes. Quelle expérience du temps, vous donne à voir un paysage ?
C’est très complexe la façon de regarder un paysage. L’œil va chercher au loin, puis s’attarde sur des zones, s’éloigne à nouveau, flotte sur des éléments. C’est ce mouvement entre l’œil et le cerveau qui dans ces écarts permet de constituer un paysage. Après l’expérience des sténopés, nous souhaitions avec Marie voir le rapport entre le temps et la durée. Techniquement « Montromant » est une séquence photographique de trois heures, durant laquelle nous prenions une photo à intervalles irréguliers. Ces images numériques montées en fondus enchaînés, donnent une projection du paysage qui dure treize minutes ou les variations de lumières ont une durée « crédible » pour l’œil alors que le temps a été compressé. Dans le fondu enchaîné c’est apparition/disparition, l’effacement d’une image pour la suivante. Effectivement c’est une façon pour le paysage de sortir de ses plis par proximité avec la contemplation, être et ne plus être là.

Vos travaux récents portent sur les sols. Paysages & sols sont très liés. Comment ce passage s'est-il fait ? Quelle matière y trouvez-vous ? Quelle mémoire du paysage s'inscrit dans les sols ?
Il paraît que dans une image il y a souvent la suivante, et je crois qu’au-delà du sujet comme prétexte, le rôle de l’artiste et de faire apparaître quelque chose qu’il ignore qui appartient au médium, aux formes, aux lumières. La série sur les sols en noir et blanc évacue le lointain pour tenter de trouver du paysage à une autre échelle et distance. Là aussi je travaille en diptyque peut-être pour sentir qu’il ne s’agit que de fragments, que l’ensemble est faux avec ses deux perspectives. Parfois il y a un « mauvais raccord », c’est à dire une répétition d’une partie de la photo à l’autre, deux détails identiques et pourtant dans un autre moment quelques secondes avant ou après. C’est très précieux ces accidents, ces choses qui arrivent par hasard. Il y a eu aussi l’apparition d’une certaine frontalité, avec l’image. J’ai tenté de développer cela en photographiant les sols vus de dessus. Mais ça ne fonctionnait pas en noir et blanc, j’ai donc travaillé en couleur par défaut, et pour la première fois peut-être je cherchais les couleurs. Les sols sont la mémoire vivante des lieux. Ils sont dépositaires du temps, de nos activités, de traces, ils bougent se déforment, de nouveaux sédiments se déposent. Une machine vient les retourner, plaquer une couche de bitume, des choses ont disparues, on a oublié, à nouveaux ça recommence. Les sols sont comme une pellicule qui enregistre en permanence les empreintes, les changements de lumière.

Vous vous êtes intéressé à la notion de ruines dans le paysage. Notamment dans les paysages ruraux. D'où vient cet intérêt ? Est-ce là aussi votre intérêt pour le temps qui se déploie ?
J’aurai beaucoup de mal à répondre. Ce projet avec Marie était trop ambitieux pour nous. Nous pensions tenir un sujet qui irait plus loin que le « Ruinisme » de mode avec cette esthétisation de la ruine industrielle. Nous avions ce texte magnifique, émouvant de Diderot sur ses sentiments que lui évoquent les ruines. Voilà, un ratage complet. Je pense que nous n’avons pas laissé assez de hasard, d’ouvertures, de vouloir maîtriser, de vouloir aussi illustrer le texte et voilà, trop de « vouloir ».

Pour finir, j'aimerai qu'on aborde la question du contemporain dans le paysage. Vous connaissez la citation suivante d'Agamben « Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau des ténèbres qui provient de son temps. » Quel contemporain voyez- vous dans les paysages que vous photographiez ou filmez ?
La création vidéo est je crois actuellement plus exploratrice, moins embarrassée des contraintes du marché de l’art que la photographie. Elle crée un langage différent du cinéma, notamment avec le temps. Avec son espace aussi qui apparaît moins à l’intérieur du cadre mais déborde de l’écran. Une caméra vidéo ça s’installe n’importe où et quand elle est placée sur le corps, elle en devient le prolongement. Là c’est passionnant car cela modifie la vision du spectateur et sa temporalité. Il n’est plus assigné à cette place installée avec la perspective depuis la Renaissance. Il me semble qu’être contemporain ce n’est pas photographier ou filmer notre présent c’est voir les liens entre présent et passé, être une transition, devenir un pont mais un pont qui se ferait et déferait en même temps sans savoir où est l’autre rive.
   Entretien réalisé le 26.03.2014
par Chloé Dragna.
BALLADS
A videographic vision of landscape

An interview with Patrick Renaud :
photographs & videos.

How did the landscape enter your image world ? Was it from the start the object of your work, or were you diverted to it from some other subject?
I had, long ago, done a lot of landscape drawing, maybe because I was very receptive to the impressionists. The landscape was, indeed, a global impression. A whole deposited on the earth that I, in turn, could deposit on paper. The landscape had no limits, only a distance, and that was what I preferred. I liked to represent how far my eyes could see, to draw a fuzzy horizon, knowing that beyond that uncertain line things went on. Later, I began to take photographs, maybe more on the countryside than of the landscape, for its light, for its atmosphere. With the camera I had to cope with the frame, I had to exclude, to see what remained. I was rather puzzled, and not very gifted.

You mostly use dark chamber photography. You have cosigned some video and pinhole-camera work on Polaroid with Marie Combes. What landscapes call for one or the other technique, and why ? Are some landscapes imagined moving, and others frozen still? Are some landscapes by essence in colour and others in black and white?
You are right, the landscapes do the asking. I adopted the dark chamber to get away from the spontaneity of the 24x36 camera. To escape from the « decisive moment » culture I was trained into. This is quite paradoxical, as I was working in the undergrowth, on the unbounded tangle of a seemingly unruly vegetal world. Using a dark chamber requires some serenity, anticipating positioning and framing, complex manipulations. The dark chamber does not encourage movement. All around me I would hear sounds, I would be aware of the quivering of nature, the urgency of life. I could feel that all this vegetal and animal world and myself were going about our business, but in different time-lines. I am not a colourist, and when I picture, I picture in black and white. But it depends how a photograph is considered. Black and white offers a dissimilitude, maybe more fertile to the imagination, maybe more timeless. Whereas colour may add another language. In 2007, with Marie Combes, we were exploring the photographic medium, more than the actual image... We worked with a pin-hole camera on Polaroids. It was a weird experience, dealing with distance. Like when a landscape seen through the windscreen catches your attention, you stop and get out of the car, and the visual impression has gone... With a pin-hole camera it is not possible to organise layers of space in the image, or to know what colours will result from a random exposure time, the relative position of the sun, and the chemistry of the Polaroid. But most of all, we were perturbed by the long exposure, ten seconds to several minutes, we physically experienced this, knowing that during this time an image was coming to life, practically without any action on our part. It may be an intrinsic quality of photography to signify time, beyond what is shown.

Your work on the landscape gives food for some thought on time. In your pin-hole camera images and your videos you unfold the landscape. For Montromant, you filmed infinitesimal changes in light for over 3 hours. What experience of time does a landscape give you to see ?
Looking at a landscape is a complex process. The eye goes into the distance, lingers here and there, wanders away again, hovers over details. This movement between the eye and the brain, bridging gaps and discontinuities, creates the whole, the landscape. After the pin-hole camera experience, Marie and I wanted to see how time and duration relate. Technically, « Montromant » is a three hour photographic sequence, during which we took a photograph at irregular intervals. These digital images were edited using cross dissolve, projecting the landscape in a thirteen minute video where the duration of light variations are credible to the eye, although the actual time has been compressed. Cross dissolve shows images appearing-disappearing, deletion of an image so that the next one can take its place. It is indeed a way for the landscape to creep out of its folds by proximity with contemplation, to be and not to be there.

Your recent work is on soils. Landscapes and soils are very much linked. How did this shift come about? What material do you find there? What memories of the landscape are written into the soil ?
They say an image often contains the next one. I believe that beyond the pretext of the subject, the artist is there to show, to materialise something he is not aware of and that belongs to the medium, the shapes, the light. The series on soils in black and white gets rid of the distant, to try to find a landscape at a different scale. Here I again work with diptychs, maybe to remember they are only fragments, not to be misled by the false whole with its two perspectives. Sometimes there is a bad cut, a repetition of a part of a photo in the other, two identical details, but in a different moment, a few seconds before or after. Such accidents, such random occurrences, are very precious. There was also a certain frontal approach in the image. I tried to develop this by photographing the soils from above. But this did not work properly in black and white, and I had to work in colour by necessity, and for the first time I came to worry about colours. The soil is the living memory of places. It is the depositary of time, of our activities, of traces, it moves and changes shape, new sediments settle in. A machine will plough it around, lay down asphalt, things will disappear, we will forget, and the nit will all start over again. Soils are like a film that continually records prints, changes in light, the passage of time.

You also looked at the idea of ruins in the landscape. In particular in rural landscapes. What was the origin of this interest? Is it another aspect of your preoccupation with time?  
This is very difficult to answer. We had a project in this field, but i think it was too ambitious for us. We thought we could work on a subject that would go beyond the fashionable “ruinism”, aesthetising industrial ruins. We wanted to use a wonderful and moving text by Diderot on the feelings ruins evoked in him. This has been a failure, I think we did not leave enough to chance, we did not keep our minds open enough, we wanted to master the subject, to illustrate the text, in short too much prejudice and presumption.

To conclude, I would like to discuss how the landscape relates to the contemporary. Pour finir, j'aimerai qu'on aborde la question du contemporain dans le paysage. Agamben wrote : « Contemporary is he who is hit full in the face by the beam of darkness coming from his time ». What contemporary do you see in the landscapes you film or photograph ? 
The video scene is, I believe, more keen to explore and less embarrassed by market constraints than photography. Video creates a different language than cinema, in particular with respect to time. A different space also, where the frame loses power and bursts out of the screen. A video camera can be placed anywhere, and when it is placed on the body it becomes its extension. This is fascinating, it changes the outlook of the spectator, as well as his temporality. The spectator is no longer bound to the place assigned to him in Europe by perspective since the Renaissance. It seems to me that being a contemporary does not consist in filming or photographing our present, but in seeing the links between present and past, in being a transition, in becoming a bridge, but a bridge constanly and simultaneously made and unmade, not knowing where the other bank may be...


  Interview made on 26.03.2014
by Chloé Dragna.
 Translation by John Kingston Olliver

mardi 11 mars 2014

BALLADS Représentations vidéographiques du paysage

BALLADS
Représentations vidéographiques du paysage

Projection de la Vidéothèque
7 & 8 Avril 2014 à 17h 

Faculté des Beaux-Arts de Madrid
Espagne

Artistes
Anaïs Boudot / Combes & Renaud / Thomas Kneübuhler / Mériol Lehmann / Lois Patiño / Jacques Perconte / Brigitte Perroto & Augustin Gimel / Nelly-Eve Rajotte / Javier Ramirez / Carolina Saquel / Noemi Sjöberg / Pierre & Jean Villemin

// www.balladslavideotheque.org

Cette projection se réalise dans le cadre d'un échange avec Geografias Humanas, cycle de films dédié au documentaire expérimental et à l'essai cinématographique. Geografias Humanas est basé à la Faculté des Beaux-Arts de Madrid. 


 
 


Projection à Paris //
Becoming imperceptible, becoming image
La Vidéothèque accueillera
une programmation de Geografias Humanas :

Le 2, 3, 4 Avril 2014
à la Cinémathèque Universitaire
de la Sorbonne Nouvelle - Paris 3
Salle 49 de 19h à 21h (19h30 le 03)

13, rue de Santeuil - 75005 Paris
Métro Censier Ligne 7
Becoming imperceptible, Becoming Image...

Réalisateurs
Iván Zulueta / Alan Schneider & Samuel Beckett / Alan Berliner / Kim Ki Duk / Andreï Tarkovski / Vito Acconci

En présence d'Helena Grande & Javier Ramirez 

de Geografias Humanas.

Entrée libre, sous réserve des places disponibles.
Plus d'informations : lavideotheque@live.fr
+33 (0) 685 582 524


mardi 20 août 2013

Les fugitives I Marie Combes


Work in progress 
Les Fugitives. Detroit, taking a step, and then another. ©Marie Combes

Two image arrangements

exposition POP IT UP   du 8 juin au 29 septembre 2013
Les Tanneries, 234 rue des Ponts, 45200 Amilly, France

Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h

Les Fugitives / Installation, Amilly, 
Diptyques / Les Tanneries, Amilly, 2013 / Packard Plant, Detroit 2012  

http://www.combesrenaud.com/mariecombes/les-fugitives/
 

vendredi 9 août 2013

Two image arrangements, Marie Combes

Diptyque 4-Z ©Marie Combes
Les Tanneries, Amilly, 2013 

-->
Diptyques / Les Tanneries, Amilly, 2013 / Packard Plant, Detroit 2012 
Les Fugitives / Installation

Two image arrangements I Marie Combes

"The image is, in my work, where the major process of elaboration takes place.

 Photography is a process of capture, a desire to seize fragments of reality. “Diptyques” is a sampling process in the continuous flow of images, striving to achieve a representation in many ways similar to an edited film.

The visual form of the work in “Diptyques” and “Fugitives” is the result of an approach that is really a construction process. During this process I explore how a fragment of image matter moves through the arrangement, leaving its trail, and how it roams, not quite at random, through the chaos of images."
Marie Combes, July 2013 

http://www.combesrenaud.com/mariecombes/les-fugitives/

Exposition POP IT UP  
du 8 juin au 29 septembre 2013
Les Tanneries, 234 rue des Ponts, 45200 Amilly, France

 
Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h

mardi 30 juillet 2013

Retour sur les images de Detroit



Retour sur les images de Detroit  Il y a une sorte de délectation visuelle vers les ruines. Peut-être liée à la peinture ruiniste, au romantisme. La plupart des publications photographiques sur Detroit barbotent dans une esthétisation de la dégradation (ruin porn), dame nature qui reprend ses droits et autres documents visuels comme certificats d’exactitude. Extraites d’un contexte, soigneusement cadrées elles repoussent le hors cadre et s’installent dans le beau bien pensant. 

 Il suffit de voir le remarquable travail d’ A. Moore pour percevoir des approches (culturelles) différentes. Il n’y a pas de pathos dans son travail, des questions certes, mais toujours quelque chose en suspens, ce n’est pas une fin, mais un mouvement.  

A l’invitation de MODCaR à Detroit, Marie Combes ne s’est pas attachée particulièrement aux ruines mais au temps où une ville perd ses habitants. La démarche est liée à la situation du corps dans ces espaces urbains. Elle ne cadre pas avec les bords, mais en profondeur. Où est elle physiquement par rapport aux signes de la ville, aux passages piétons déserts, à la végétation qui s’installe ? Ces démarches demandent un certain courage, beaucoup pour bouleverser notre regard. 

Patrick Renaud, juillet 2013


Andrew Moore: Detroit Disassembled. (Editions Damiani)
Marie Combes: Les fugitives. 

samedi 20 juillet 2013

POP IT UP - Diptyques / Les fugitives: Marie Combes, deux dispositifs d'images.

NOW !

POP IT UP, JUNE 8, SEPTEMBER 29, 2013
FEATURING WORK
BY ANYA SIROTA + AKOAKI, MARIE COMBES, CHRISTOPHE PONCEAU


AN EXHIBITION OF CONTEMPORARY AMERICAN VERNACULAR @Les TANNERIES, AMILLY, FRANCE


Atelier AKOAKI : ANYA SIROTA et JEAN LOUIS FARGES
 

Avec les étudiants de Taubman College of Architecture and Urban Planning
Erika Lindsay, James Chesnut, Christopher Reznich, Catharine Pyenson, Missy Ablin, Allen Gillers
 

  

Diptyques / Les fugitives, cet été ...

Diptyques / Les fugitives - deux dispositifs d'images de Marie Combes sont présentés durant l'Exposition POP IT UP. 
Les Tanneries, Amilly, France.


Les images de Marie Combes dévoilent un projet rassemblant deux séries réalisées en résidences artistiques, à Detroit et à Amilly entre 2012 et 2013.
Diptyques / les Fugitives est un travail photographique qui montre Detroit

Des œuvres qui documentent un fragment de son périple, comme autant de regards singuliers.

L'exposition est déclinée sur deux espaces : le bâtiment des Tanneries, une friche industrielle, et la presqu'île.

Le site est sur les bords du Loing à Amilly (45).
Deux espaces que le visiteur est invité à relier. 
Christophe Ponceau, commissaire de l'exposition.

Exposition du 8 juin au 29 septembre 2013 

Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h - Visite guidée sur rendez-vous 
Renseignements : service culturel de la Ville d’Amilly 02.38.28.76.69 | culture@amilly45.fr 

Les Fugitives © Marie Combes, 2012 

Dispositif / Les Fugitives © Marie Combes, exposition POP IT UP 2013
  
" L’installation des Fugitives dans la prairie du site des Tanneries renoue avec la dynamique, le mouvement du dispositif d’images que j’ai pratiqué à Detroit en Septembre 2012.
A Detroit je marchais sans connaissance du territoire. Je n’avais pas de carte, juste cette boussole interne qui entre en écho avec un coin de rue, un bâtiment, un arbre.
Comment dans la dérive photographique cette observation des traces reconstruit quelque chose et donne un corps à la ville.

Ce qui est donné ici est un fragment de ce dispositif. Le corps du visiteur, avec le déplacement, la découverte de la presqu’île des Tanneries, et quelques images, expérimente ce que pouvait être ce processus à l’échelle d’une ville. C’est un fragment de l’expérience visuelle et physique de mon vécu à Detroit."
Marie Combes, juillet 2013 


Marie Combes
artiste plasticienne
www.combesrenaud.com

Anya Sirota et Jean Louis Farges
atelier AKOAKI
www.akoaki.com

James Chesnut, Christopher Reznich, Allen Gillers, 

Missy Albin, Catharine Pyenson, Erika Lindsay
Taubman College of Architecture + Urban Planning, Université de Michigan
www.taubmancollege.umich.edu/

Christophe Ponceau
commissaire d’exposition  

www.ruedurepos.com